Vous êtes ici : Infos médicales

ACTUALITES.....

Journée du développement durable

La Clinique Turin ouvre ses portes pour la journée du développement durable

En savoir plus


Robot DA VINCI

La Clinique Turin s'équipe des dernières technologies de chirurgie mini-invasive : Le Robot DA VINCI

Lire la suite


Les N° de téléphone des
services de la clinique


Information pour pour les médecins traitants
et correspondants médicaux sur l'insuffisance rénale

Feuilletez
le livret d'accueil virtuel

Feuilletez le livret virtuel

Rechercher un médecin de la Clinique Turin Rechercher un médecin de la Clinique Turin

Infos Médicales

Prothèse pénienne gonflable : les facteurs clés du succès

Implants pénien gonflable

Les implants péniens gonflables existent depuis 35 ans et ont bénéficié d’améliorations constantes. Les caractéristiques techniques des implants actuels font que les complications sont désormais d’origine médicale dans leur grande majorité, et rarement d’ordre mécanique.

Parmi tous les implants utilisés en médecine, l’implant pénien est celui donnant le meilleur taux de satisfaction (plus de 90%) et le plus faible taux de révision (96% fonctionnent à 5 ans, plus de 60% à 15 ans) (1).

L’arrivée sur le marché du sildénafil en 1998 a dans un premier temps fait chuter le nombre d’implants posés, deux ans après ce nombre était multiplié par deux en raison de la croissance du nombre de patients demandant à être pris en charge pour dysfonction érectile (DE).

En France 387 implants ont été posés en 2004 dont 75,4% d’implants gonflables (2), il s’en pose environ 30 à 45 000 par an dans le monde et dix fois plus aux USA qu’en France si ont rapporte le nombre de poses au nombre d’habitants.

TYPES D’IMPLANTS

Implants péniens gonflables

Il existe deux types d’implants, les implants semi rigides et les implants gonflables.
Les implants semi-rigides offrent une rigidité constante, la taille de la verge étant celle obtenue en flaccidité. Le résultat esthétique comme fonctionnel est moyennement satisfaisant mais l’avantage est celui d’une manipulation simple à comprendre et à exécuter.

Les implants gonflables existent en modèle deux pièces ou à trois pièces. Les modèles à deux pièces offrent l’avantage de ne pas nécessiter d’abord pré-péritonéal pour la mise en place du réservoir, celui-ci étant intégré au cylindre situé dans chacun des corps caverneux.

En revanche il n’offre pas la possibilité d’obtenir une flaccidité complète et donne un résultat esthétique moins bon que l’implant à trois pièces.

Les dernières avancées techniques résident dans l’apparition d’implants dont l’expansion au remplissage se fait en diamètre comme en longueur, reproduisant l’érection caverneuse naturelle.

L’autre innovation notable est l’addition d’un revêtement imprégné d’antibiotiques (Revêtement InhibiZone ® AMS ®) ou d’un revêtement hydrophile permettant l’imprégnation d’antibiotiques de la prothèse ( Resist ® Mentor ®). Ces traitements diminuent le risque de sepsis.

INDICATIONS

L’indication essentielle est la dysfonction érectile résistant aux traitements per os et intra-caverneux ou encore ayant une contre-indication à l’utilisation de ces traitements.

La répartition des étiologies de DE conduisant à la pose d’un implant pénien est la suivante, d’après une base de données multicentrique française (2) :
Pathologie vasculaire (35, 3%), le diabète (22,8%), surtout.

La DE post prostatectomie (16,5%) nécessite un implant en cas d’inefficacité de la rééducation à rendre aux patients des érections spontanées ou sous inhibiteurs de la phospho diestérase 5 (IPDE5) et que les injections sont inefficaces ou encore considérées comme une solution non envisageable à long terme.

La maladie de Lapeyronie lorsqu’elle est associée à une DE est une indication occasionnelle (13,5%) lorsque la courbure est sévère et stable. L’intervention permet de corriger dans le même temps la courbure (incision-greffe d’albuginée ou modelage manuel sur l’implant) et la DE.

Les suites d’un priapisme prolongé sont parfois marquées par une DE rebelle à tout traitement, en rapport avec une fibrose extensive. Cette indication est plus rare (2,2%) mais peut concerner des sujets parfois jeunes.

Enfin la pose d’un implant semi-rigide peut permettre l’appareillage de certains patients (étui pénien).

CHOIX DU TYPE DE PROTHESE

Celui-ci doit prendre en compte la dextérité du patient, devant permettre la manipulation de la pompe et dans le cas contraire faire proposer un implant semi-rigide.

La compréhension suffisante du patient est également nécessaire afin d’éviter certaines complications dues à une utilisation erronée (implant laissé gonflé en permanence par exemple).

Un antécédent de chirurgie pelvienne peut faire choisir un implant gonflable deux pièces afin de s’épargner un second abord de l’espace pré-péritonéal pour y placer le réservoir.

Les deux laboratoires fabriquant des implants proposent des modèles adaptés aux corps caverneux fibrosés (priapisme, drépanocytose, DE ancienne), offrant un profil plus étroit permettant leur mise en place dans ces conditions.

EVALUATION DU PATIENT

L’information du patient, et de sa partenaire si possible, est essentielle. Celle-ci porte sur les avantages de l’implant et ses inconvénients (absence d’érection du gland). Le caractère définitif de l’intervention doit être souligné, les risques infectieux et de dysfonction mécaniques également.

L’intervention ne modifie ni la sensibilité pénienne, ni l’orgasme, ni la libido.
Une partie importante de cet entretien est dédiée à l’évaluation de la motivation du patient, afin d’écarter les rares patients recherchant en fait une chirurgie d’augmentation de volume de la verge, ou ayant des attentes délirantes sur les résultats de l’intervention.

Une attestation d’information claire et loyale sur les risque de l’intervention et une autorisation d’opérée est signée par le patient après la consultation, de préférence à son domicile, à distance de celle-ci.

Le principe de fonctionnement

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d'Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

RESULTATS

L’implant pénien, en dépit de son statut de traitement de dernière intention, offre le meilleur taux de satisfaction de tous les traitements de la DE, le plus durable. Ce taux atteint les 90% contre 51% avec le sildénafil et 40% avec les injections intracaverneuses (3). Les complications se répartissent en complications infectieuses, mécaniques, ou autres.

Les complications infectieuses sont les plus sévères. Elles concernent 1,7 à 6,6% des patients selon les séries d’équipes entrainées (4). Leur taux diminue avec l’expérience du chirurgien et de son équipe.

L’infection peut être post opératoire immédiate, impliquant des germes à virulence élevée, ou à distance (plusieurs semaines voire plusieurs mois post opératoires), impliquant des germes à virulence faible. Ces dernières ne semblent pas être favorisées par un mauvais équilibre diabétique.

Le traitement de ces infections nécessite une antibiothérapie prolongée et la dépose et le remplacement de l’implant dans le même temps (5). Les complications mécaniques peuvent être des fuites au niveau des cylindres ou des tubulures, une érosion ou un anévrysme d’un cylindre, une dysfonction de la pompe.

L’espérance de vie des implants actuels dépasse les 5 ans à 85% (6). Les autres complications comme la migration du matériel, les difficultés de manipulation d’une pompe trop profonde, l’érosion des corps caverneux, ou l’auto-inflation de l’implant nécessitent en général une reprise chirurgicale.

CONCLUSION

Les implants péniens gonflables constituent un traitement fiable et satisfaisant de la dysfonction érectile résistant aux traitements par voie orale et intra caverneuse. Leur implantation est associée à un taux faible de complications.

REFERENCES

  1. Wilson SK, Delk JR Jr, Salem EA, et al. Long-term survival of inflatable protheses : single surgical group experience with 2,384 first-time implants spanning two decades. J Sex Med 2007 ;4 :1074-9
  2. J Menard, F Staerman. Prothèses péniennes : Qui ? Quand ? Comment ? Prog Urol FMC vol 16 numéro 2
  3. RajpurkarA, DhabuwalaCB. Comparison of satisfaction rates and erectile functionin patients traeted with sildenafil, intracavernous prostaglandin E1 and penile implant surgery for erectile dysfunction in urology practice. J Urol 2003 ; 170(1) :159-63
  4. Montague DK, Jarow JP, Broderick GA, Dmochowski RR, Heaton JPW, Lue TF, Milbank AJ, Nehra A, Sharlip ID. Chapter 1 : The management of erectile dysfunction : an AUA update. J Urol 2005, 174(1) :230-9
  5. Mulcahy JJ. Treatment alternatives for the infected penile implant. Int J Impot Res 2003 ;15 Suppl 5 ;S147-9.
  6. Schoepen Y, Staerman F. Prothèses péniennes et infection. Prog Urol 2002 ;12(3) :377-83

Docteur Sébastien BELEY,
Service d’urologie du Professeur Haab, Hôpital TENON, APHP, Paris
Comité d’andrologie de l’AFU

Page mise à jour le : 08/11/2013