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Le 4 juin 2009, la Haute Autorité de Santé a prononcé, sans réserve ni recommandation, la certification de la Clinique Turin.
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Le prolapsus génital, c'est ce que l'on appelle en langage courant « la descente des organes » chez la femme.
Il s'agit d'un trouble de la statique du pelvis féminin qui menace rarement la vie des patientes mais qui peut souvent être pour elles à l'origine d'un inconfort majeur.
Les organes qui « descendent » sont ceux de l’excavation pelvienne, la vessie surtout (cystocèle) et l’utérus (hystérocèle), plus tardivement le rectum (rectocèle).
Le prolapsus génital apparaît comme une saillie, une "boule", permanente ou à l’effort, dans la lumière vaginale ou à l’orifice de la vulve de la femme, ou hors de celui-ci.
Le vagin, plus précisément la "fente uro-génitale", est en effet le point de faiblesse du plancher pelvien de la femme, vers lequel concourent toutes les forces résultant notamment de la poussée abdominale.
Le traumatisme de l'accouchement est le facteur le plus souvent responsable, bien des années plus tard, de l'apparition de ces prolapsus génitaux chez la femme.
Les signes d’alarme sont la perception par la femme du prolapsus lui-même sous la forme d’une boule faisant irruption hors du vagin, notamment en position debout et à l’effort.
La gêne urinaire est également fréquente et notamment les fuites d’urine, surtout à l’occasion des efforts.
Le diagnostic repose surtout sur l’examen clinique soigneux de la patiente.
L’imagerie par résonance magnétique, le colpo-IRM, complète utilement la clinique ainsi qu’un examen uro-dynamique.
Le traitement est essentiellement chirurgical et aujourd’hui, la cure du prolapsus génital est au mieux réalisée par des techniques micro-invasives par coelioscopie.
Cette coelioscopie, pratiquée sans grande incision de l’abdomen, à travers 4 petites boutonnières de la paroi de l’ordre du demi centimètre au centimètre chacune, permet de réaliser une double fixation au promontoire de bandelettes qui assurent une réparation anatomique et solide de l’ensemble des troubles de la statique pelvienne, sans compromettre la vie sexuelle de femmes souvent encore jeunes.
Le confort des suites post-opératoires avec la réduction habituelle de la douleur, et la quasi absence d’incision permettent la reprise habituellement rapide des activités antérieures.